2 février 2007

Féminité moderne

(Aujourd'hui c'est un message songé. J'ai bien essayé de le rendre drôle, mais j'ai de la difficulté à rigoler avec un sujet comme ça car il m'attriste. Pardon si je fais dans le cliché et le sérieux, et revenez demain s'il vous plaît.)

Je l'admets. Le commentaire laissé par Anonyme hier me trouble. Jumelé avec l'inconfort prononcé de Mari-Chéri-rebaptisé-ExtremeDude envers mes délires blogués, je m'interroge: suis-je une folle dénaturée? Une femme indigne? Une sale féministe?

C'est dommage et rien de nouveau. C'est vrai qu'on en a fait du chemin grâce aux Gertrude Stein et Simone de Beauvoir de ce monde. C'est vrai aussi que la majorité de nos conjoints, pères, frères et amis n'ont aucune difficulté à accepter les déesses casse-couilles que nous sommes parfois.

Mais il nous reste tout un univers à conquérir, celui de l'inconscient collectif. Nous ne voulons pas que nos valeurs et désirs soient seulement tolérés comme un beau-frère colon, i.e. accompagnés de roulements des yeux et de ricanements étouffés. Nous voulons être aimées et chéries pour qui nous sommes et tout ce que nous pouvons offrir à l'univers.

Et, mesdames, ce n'est pas tout. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Il faut apprendre à s'aimer et à se chérir entre nous, à privilégier le positif et l'acceptation. Avec sincérité. C'est pas de la tarte, ça. On aura toutes besoin d'une belle dose d'humilité là-dedans. Anonyme aussi, dans toute sa sagesse d'homme frustré.

P.S. Mari Chéri apprivoise tranquillement la blogosphère et m'a dit ce matin que j'étais très drôle (presque sans ironie). Mon couple est sauvé!