4 novembre 2011

Baby Boomers en cavale, Part II

À: LadyW, Soeurissoulliette, Frérot Chéri
De: Papa et Maman

OBJET: En direct de Limoges

Bon matin les enfants,

C'est avec grand plaisir que Maman et moi vous annonçons que nous avons
trouvé un magnifique Château en Val de Loire. Nous vous invitons tous l'été
prochain à venir participer aux rénovations que nous devrons effectuer.
Naturellement le vin sera fourni ... non le moindre , celui de nos vignes
(15 hectares).

Le Château est situé dans le village de Saint-Chartier à 2 heures de Paris.
Il a 14 chambres ( idéal pour fêter Noël). Vous devrez toutefois apporter
vos chaussettes et vos manteaux de fourrures. Nous n'avons pas de chauffage
central (à inclure dans les rénovations).Frérot et Mari Chéri nous aurons
besoin de vos aide pour un PPP et un peu d'électricité. Beauf, nous
avons un beau tracteur à gazon tout neuf ... Ce sera une belle balade . Nous
avons aussi à te demander ainsi qu'à ton père de nous aider pour refaire les
murs nord ainsi que le pont levis.

Bonne journée et avons hâte de vous montrer les photos.

Bons baisers de France,

Maman et Papa

À: Papa et Maman
De: LadyW, Soeurissoulliette, Frérot Chéri
OBJET: Des nouvelles de la Nouvelle-France

Salut les géniteurs!

Être l'aînée de notre belle famille me confère certains avantages, et dans ce cas-ci j'ai le plaisir d'exprimer la première ce que mon frère et ma soeur voudraient sans nul doute vous dire... Bravo pour votre acquisition, c'est très excitant. Justement Mari Chéri et moi nous disions dernièrement qu'il manquait un joyau européen dans votre collection de résidences somptueuses, et c'est comme si vous aviez lu dans nos pensées!

Pour l'aide avec les rénos, pas de soucis (vous voyez comme je m'exprime déjà comme une Française? C'est fort, le destin): j'ai lâché ma job chez Desjardins, nous faisons une vente de garage géante cet après-midi, la maison sera sur MLS dès ce soir. Malheureusement, les vols d'Air Transat étaient pleins cette nuit, mais j'ai bon espoir qu'Air France nous pemettra d'emmener Félix avec nous dans la cabine moyennant quelques milliers de dollars, mais bon, c'est quoi quelques sous quand on réinvente notre vie! Nous arrivons dans notre nouveau pays d'adoption lundi en après-midi. Pensez-vous que quelqu'un pourrait venir nous chercher à l'aéroport, j'aimerais éviter de prendre un taxi? Il me reste bien 27 euros de notre voyage de 2009, mais j'en aurai probablement besoin pour acheter des bérets et des sabots pour ma petite famille afin qu'ils ne sentent pas trop différents des autres Français.

J'ai aussi trouvé un site Web ukrainien qui offre d'acheter des titres de noblesse pour 49.99 euros chacun, ce sera mon cadeau de Noel standard cette année pour vous tous, il suffira de choisir nos noms. Personnellement Mari Chéri et moi hésitons entre Duc et Duchesse des Champs Verts du Royal Mont, ou Comte et Comtesse de la Botte du Pré Coquin. Nous avons aussi la possibilité de changer de prénom pour un 12.99 euros extra, je crois bien que je vais me gâter et me faire dorénavant appeler Fleurette. Fleurette de la Botte du Pré Coquin, ça a du panache, non?

Comme vous le voyez, nous sommes tout à fait prêts pour cette nouvelle étape dans l'épopée de la famille W et avons très hâte de voir notre nouveau domaine. Faites-moi signe si vous avez besoin que j'apporte avec moi des items du Québec comme une chaudière de Ketchup Heinz ou de sauce à poutine. On va avoir besoin d'énergie avec tout le boulot qui nous attend!

Nous vous aimons et au plaisir de trimer côte à côte tous les jours pour plusieurs heures pour le reste de nos vies! It's gonna be awesome!

Votre fille aînée qui vous adore,

Fleurette

10 septembre 2009

Naufrage

«Euh, Chéri, c’est quoi le gros machin stationné sur le terrain avant de la maison?», dis-je d’une voix calme, somme toute épatante de zénitude contrôlée.

«Je nous ai acheté un bateau!» répond Mari Chéri, un sourire béat de satisfaction sur son minois rose d’excitation, une lueur de terreur assez bien camouflée dans le fond du regard. «Tu travailles si fort que je me suis dit qu’on pourrait sortir sur le fleuve les fins de semaine, moi au gouvernail et toi à la poupe, un verre de Veuve Cliquot à la main…»

Des visions de LadyW fièrement perchée à la poupe de l’esquif, en bustier à brillants, les bras en croix et la tignasse de mèches cendrées flottant aux quatre vents me traversent brièvement l’esprit. Le détecteur de BS ne me ramène toutefois brutalement à la réalité.

«Combien ça a coûté?» demande-je un peu sèchement.

«Presque rien, le gars voulait le vendre, il se divorce.» répond Mari Chéri, avec sa petite mine désolée habituellement réservée aux soirs de tilapia en papillote. «C’est tellement triste comme histoire… Peux-tu croire qu’ils n’avaient pas fait l’amour depuis la finale du premier Star Académie? Il m’a dit que sans Ginger, il se serait suicidé, c’est sûr.»

«Ginger? C’est qui ça? Sa main droite?»

«Meuh non, c’est son bateau. Il lui a donné un nom de fille, pour combler le vide dans son coeur qu’il m’a dit… Ah ma chouchoune, si tu savais comment je t’aime quand j’entends des histoires d’horreur de même. Je suis tellement chanceux d’avoir une épouse si belle et compréhensive… » Il s’approche doucement, le détecteur à BS s’affole, mais je ne peux m’empêcher de m’enfouir le nez dans le creux de sa gorge rugueuse et d’humer son parfum d’homme, mon homme.

«Pouache! C’est quoi cette odeur-là?»

«C’est du bitume!» répond fièrement Mari Chéri. «J’ai colmaté des fuites dans la cale tout l’après-midi!»

«Des fuites? Il a des trous, ton bateau?»

«Pas vraiment des trous, plus comme des micro-abrasions… Il y a rien là, ce sera réparé en un rien de temps…» répond t’il, évasivement, le regard fuyant.

«Dommage, moi qui voulais aller faire un petit tour avant le souper…» dis-je sournoisement, en observant sa nervosité grandissante.

«Euh, ben là, il va nous falloir un permis de navigation… un quai… des gilets de sauvetage. Ça pourrait prendre un mois ou deux avant de pouvoir mettre Ginger à l’eau…»

«Mais on est déjà au mois d’août…»

«Oui, mais ce sera plus comme hobby pour moi, quelque chose à faire les soirs et fins de semaine, pour me détendre.»

Je pense soudainement à mon sous-sol déjà jonché des vestiges de ses nombreux hobbies générateurs de détente. Sculpture sur bois, check. Modèles à coller, check. Rogue trading, check. Sans parler du hobby ultime, sa petite entreprise de banjos qui allait du jour au lendemain nous transformer en nouveaux riches fendants. Avec un petit soupir, mon dialogue intérieur oscille entre la conciliation hypocrite et la confrontation brutale. Une reprise de Rumeurs dans 15 minutes aidant, c’est la fausse harmonie conjugale qui gagne à nouveau. Encore ce soir, je n’ai pas le temps de travailler sur mon couple.

28 décembre 2008

Chillax avec AdoW

Début de la tranche de vie : le 24 décembre 2008, 15h52, Burger King de St-Hubert

LadyW (un peu party) : «Mon bébé, arrête de cruiser la préposée aux frites et viens donc chillaxer avec tes parents!»

AdoW (ennuyé): «M’man, baisse ta voix, Anne-Bernardine va t’entendre. J’te l’ai dit, Y’a personne qui dit ça ‘chillax’…»

LadyW (défiante): «Oui, mais dans Twilight…»

AdoW (patient quand même): «Je sais que tu penses que l’histoire d’une adolescente mésadaptée-mais-charmante dans un contexte familial dysfonctionnel qui s’éprend d’un vampire végétarien et d’un loup-garou féroce-mais-plein-de-tendresse est un excellent exemple de comportements adolescents typiques, mais bon. Chillax c’est pas un mot.»

LadyW (conciliante): «Ok, ok, j’ai compris. No more chillax. Eille, veux-tu inviter ta petite amie à la maison durant les vacances? Je pourrais vous laisser une bouteille de vin débouchée comme par hasard, tu pourrais la cacher dans ton garde-robe… je pense même qu’il me reste des pailles…»

AdoW: «Non, non, c’est correct. J’aime pas tellement votre bagosse à huit piasses la bouteille que tu achètes en Ontario. Tu la sens jusque dans les orteils quand tu prends une gorgée pis ça tache les doigts en permanence si tu en échappes.»

LadyW (faisant un high-five à Mari Chéri): «Treize point six pourcent d’alcool, yeah! Meilleur rapport alcool/prix dans le nord-est du pays! Mais ça t’empêche pas l’inviter quand même.»

AdoW (ton sournois): «Ça dépend... Vas-tu lui parler de tes petits-enfants imaginaires, Héloïse et Godefroy? Parce que vraiment, je dois t’avouer, Évangéline-Marie est encore un peu traumatisée, surtout de ton scrapbooking avec tes montages de catalogues Sears et de circulaires Pharmaprix. Elle a dit à tout le monde à l’école que tu étais une artiste mécomprise mais que tu devrais aussi prendre des pilules…»

LadyW: «Pilule, schmilule. De toute façon, je l’aimais pas tellement cette p’tite fille là. Elle était toute bien peignée, pas de tattoos, pas de piercing, polie. Attention aux ados qui sont trop bien élevés, que je dis toujours. Ce sont eux qui finissent par devenir policiers ou physiothérapeutes. Des individus louches, quoi.»

AdoW, amusé: «Ah oui, j’avais oublié tes grands principes de gestion de la carrière. C’est quoi les autres professions que je n’aurai pas le droit d’exercer? Dentiste, agent d’immeubles…?»

LadyW, sérieuse: «Et professeur de maternelle. C’est les pires.»

AdoW: «Fais-toi en pas. La comptabilité m’intéresse vraiment. Savais-tu que les CGA sont les véritables gardiens de la performance financière d’une entreprise?»

LadyW: «…»

AdoW, rêveur: «Avec les perspectives d’emploi pour les deux prochaines décennies, ma cohorte sera vraiment bien positionnée pour accéder aux postes de gestion beaucoup plus rapidement que ta génération. J’ai vraiment hâte d’avoir trois à cinq ans d’expérience!»

LadyW, un peu déçue: «Si c’est ça que tu veux… Mais qu’est-ce qui est arrivé à tes plans de participer aux championnats mondiaux de Guitar Hero avec Sophie-Angélique en 2013? »

AdoW: «Bof. Guitar Hero c’est tellement 2007. Pis j’ai comme blasté Sophan, elle me parle plus.»

LadyW: «Comment ça? Une chicane d’amoureux?»

AdoW: «Ben là, non. On s’était juste ramassés dans les mêmes partys… Pis là, elle voulait être BFF, pis moi ça me tentait pas. Je veux pas être soumis.»

LadyW: «Soumis? Comment ça soumis?»

AdoW, ennuyé: «Comme Papa et toi. Tu décides, il suit. C’est humiliant pour lui.»

LadyW à Mari Chéri: «Humiliant, humiliant? Dis-y à ton fils qu’il a rien compris!»

Mari Chéri, pas trop fort : «Ou tout compris, c’est une question de point de vue.»

LadyW, indignée: «Ah, c’est du joli! Pis après ça on se demande pourquoi les jeunes ont plus de valeurs morales! Qu’ils regardent du porno au lieu de jouer à la balle molle et qu’ils participent à des méga-orgies déguisées en téléréalité. C’est quoi la prochaine étape de l’évolution de notre belle société? Le retour de l’accouplement avec des chèvres au solstice d’été dans un parc du 450 près de chez vous? »

AdoW, patient : «Wow, wow, M’man. On se calme. Les comportements sexuels non-traditionnels, c’est pas mon bag.»

LadyW, surprise et un peu gênée en pensant à son jardin secret peuplé du cast de Grey’s Anatomy au complet à part George parce qu’il est gai dans la vraie vie et qu’elle n’aime pas la compétition : «Non? Même pas un petit ménage à trois, quatre ou douze?»

AdoW : «Ouarke, non. De toute façon, la fille qui m’intéresse est dans une passe bi, alors il faut que j’attende qu’elle casse avec sa blonde pour avoir ma chance.»

LadyW qui essaye de comprendre: «Ok… Pis c’est quoi qui te dit qu’elle va lâcher sa blonde d’abord?»

Mari Chéri, d’un ton plein d'admiration: « Parce qu'elle aussi va se tanner d’être soumise...»

Fin de la tranche de vie : le 24 décembre 2008, 16h13, Burger King de St-Hubert

15 décembre 2008

(Presque) Sex-on-the-beach

Début de la tranche de vie: Plage nord-nord-ouest, Cayo Santa Ramona, Cuba, le 19 novembre 2008, 21h53

Mari Chéri, éberlué et haletant: «T'es sûre?»

LadyW, un peu paquetée au mousseux cheapo de Tout inclus: «Envoye, enlève tes bermudas mon bébé, à soir, c'est sur la plage que ça se passe… (en train de triturer le zipper sur son propre pantalon) Coudon, viarge, il est pogné…»

Mari Chéri, marmonnant: «Pas convaincu que ça va être trop le fun. En tout cas, chu mieux de pas prendre froid aux parties, elles sont pas habituées à l'air frais tsé… On serait tellement mieux dans notre chambre. En plus y'a une reprise des Tudors à HBO en espanõl…»

LadyW, s'attaquant maintenant au petit top serré en viscose, ton un peu sec: «Regarde ben, tu voulais de l'aventure et du romantisme cochon… tu vas l'avoir. On a en masse le temps de prendre notre pied ici et de rencontrer Johanne et Martin pour Cuban Idol après.»

Mari Chéri, momentanément distrait de l'activité à venir: « Ah non, pas encore Cuban Idol! Si j'entends encore le beau Artémis éviscérer Livin' la Vida Loca, j'te jure…»

LadyW, qui n'écoute pas, paniquée: «Ah non! J'ai perdu mes bobettes. Je pense qu'elles ont revolé par là-bas proche des pédalos… Minou, va les chercher, je peux pas me lever, chu nu fesses…»

Mari Chéri, vraiment pas dans le mood: «C'est ça, moi c'pas grave si j'ai froid aux noix, mais madame veut pas se promener les fesses nues! (inspectant diligemment l'aire des pédalos) J'les vois pas… On les trouvera demain. »

LadyW, vraiment sèche: «Ben là, non. Premièrement, elles m'ont coûté 32$ chez Sears parce qu'elles sont faites en tissu développé par la NASA qui rehausse et galbe à la fois, et deuxièmement il vente tellement qu'elles vont probablement être rendues au Honduras demain matin.»

Mari Chéri, triomphalement: «Je les ai! Je pensais que quelqu'un avait oublié sa serviette, mais c'était tes culottes! »

LadyW, très business en fourrant les culottes dans son soutien-gorge: «Bon, installe-toi là sur la chaise longue. Va falloir que tu plies les jambes un peu, mais si on grouille pas trop, on sera pas obligés de s'installer à terre…»

Mari Chéri: «Ouch! Eille, c'est pas fait en caoutchouc ces bouts-là…»

LadyW, concentrée: «Mouin, s'cuse. Ok, j'pense que c'est rentré. Mets ta main là, ok, je vais me placer comme ça…»

Un craquement fulgurant déchire la nuit cubaine. La chaise longue se fend en deux et les deux amoureux enlacés de se retrouver, littéralement, le cul dans le sable.

LadyW, qui se relève et s'époussette discrètement la petite pantoufle : «Bon, hum, les Tudors tu dis? Wow.»

Mari Chéri, un peu gêné: « Oui, oui, pis je pense même qu'il reste de la fantaisie de dinde au buffet. Viens mon amour, je t'invite à une nuit d'extase dans notre chambre.»

LadyW, soumise, regardant avec un peu d'effroi les fragments de chaise: «Penses-tu qu'on devrait les enterrer? Les ramener dans nos valises? C't'un peu gênant de les laisser comme ça…»

Mari Chéri: « Laisse faire, je vois des gens qui approchent. Mets vite tes pantalons et viens te cacher en arrière des pédalos.»

(…)

Johanne, un peu paquetée au mousseux cheapo de Tout inclus: « Martin, Martin, j'ai envie de toi… Enlève ton bermuda!»

Fin de la tranche de vie: Plage nord-nord-ouest, Cayo Santa Ramona, Cuba, 22h11

8 février 2008

Seuls pour la St-Valentin?

Laissez faire les Gannon fourrés au caramel ou les reruns de Sex and the city: la déesse a la solution pour vos besoins charnels!

8 janvier 2008

Chantal Lacroix and the vieux malcommodes

Maudit, ma résolution de rester positive en 2008 vient de prendre une débarque.

Allez voir les commentaires des internautes à propos de cet article dans Cyberpresse sur Chantal Lacroix et l'argent que lui doit TQS et osez prétendre que tout le monde est intelligent et mérite d'être écouté. Non, mais, depuis quand commencer un commentaire par "Bande de caves" est-il devenu acceptable? Et dire qu'il y en a qui signent leur vrai nom!

Entécas. Voilà donc ma première indignation de 2008 ; ) À +

4 janvier 2008

Nouwell 2007

Retour au travail hier, par un - 32ºC avec le facteur vent. Mettons que c't'une bonne affaire que je me sois fait fructifier la couche adipeuse pendant les vacances.

Je me suis promis de bloguer régulièrement en 2008, alors vous excuserez le manque d'inspiration apparent… Pour débuter l'année en beauté, j'ai pensé vous offrir une liste de ce qui m'a enchantée pendant ces vacances de Nouwell. Vous remarquerez que je fais un effort pour être positive, ce qui est en fait ma seule et unique résolution pour 2008. (Pourvu que ça dure, dirait Mari Chéri…)

1- Le tricot. Eh oui, la Déesse a délaissé son clavier ces derniers mois pour ramasser les aiguilles à tricoter et produire des beaux foulards en série. Attention, pas de Phentex qui gratte pour cette Déesse, juste de l'alpaga filé au Pérou par les douces mains de jeunes vierges nubiles (en tout cas, c'est ce que la madame de la boutique m'a dit…).J'espère graduer aux mitaines sous peu.

2- Le sexe. Mari Chéri a installé des barrures de l'intérieur dans notre chambre à coucher, et nous avons pu profiter de plusieurs moments d'extase charnelle durant le congé. Ok, peut-être pas plusieurs, là, plus comme deux, en fait un et demie car nous avons été interrompus par AdoW qui voulait un lift au Future Shop. Meilleure chance la prochaine fois à Mari Chéri pour sa demie : )

3- Les Tudors. Pas les manoirs, mais la série télévisée. Jonathan Rhys-Meyers est un dieu, et cette série produite conjointement par Radio-Canada et l'Irlande me donne le goût de porter des corsets et de manier l'épée pour défendre la foi protestante dans l'arrondissement de Greenfield Park. Oui monsieur.

Et vous, qu'est-ce qui vous a enchantés durant le temps des Fêtes?

28 décembre 2007

Pourquoi les hommes battus existent-ils?

Parce qu'ils n'écoutent pas...

* Merci à Martine Pagé pour le filon Man Stroke Woman...

20 décembre 2007

À question niaiseuse...

Je ne peux m'empêcher de me réjouir de ce genre de réponse à une question épaisse de journaliste. Nicolas Sarkozy, qui vient de divorcer, a été aperçu à Eurodisney cette semaine main dans la main avec l'ex-top modèle Carla Bruni. Vous n'en avez rien à cirer vous me dites? Eh bien, vous n'êtes pas seul...

"Interrogée mercredi sur la nouvelle idylle de M. Sarkozy, la socialiste Ségolène Royal, qui fut sa rivale lors de la présidentielle de mai, a déclaré que le chef de l'État avait «le droit de faire des tours de manège» et «d'aller s'amuser». Mais «il doit nous dire quand et comment il compte s'occuper de nos difficultés et de nos problèmes», a-t-elle ajouté."

19 décembre 2007

Histoire de famille

Début de la tranche de vie : le 21 août 1993, 9h34

Infirmière moustachue : «Là madame, il va falloir se dépêcher, on n’a pas juste ça à faire, nous, rassurer les petites mamans pleines d’hormones… Vous allez être correcte : vous avez votre brochure du gouvernement et le CLSC devrait vous téléphoner la semaine prochaine…»

Jeune maman affolée : «Non, non. Vous pouvez pas me retourner chez nous. J’ai encore mal vous-savez-où, il est minuscule et tout rouge, pis en plus il braille tout le temps!»

IM, un peu sèchement quand même : «Ah ça madame, c’est pas notre problème. Il aurait fallu y penser y’a à peu près neuf mois, non…?»

Elle me remet le banc d’auto rempli de nouveau-né, mon sac à couche gigantesque et un stock impressionnant de serviettes sanitaires format cathédrale. Je m’assieds sur le trottoir en attendant Mari Chéri qui est allé récupérer notre Pontiac 6000 1982 au centre d’achat en face pour ne pas avoir à payer le stationnement.

Le siège d’auto couine. Je me retourne pour examiner de plus près la créature poilue qui logeait dans mon abdomen à peine 48 heures plus tôt. J’ai une petite envie de pleurer, mais je ne suis pas sûre que j’ai toujours le droit d’être terrifiée. C’est que je suis une maman maintenant, ce qui requiert certainement un minimum de dignité et une bonne dose de bravoure. Peine perdue. Je fonds en larmes en regardant mon fils qui par ailleurs est complètement indifférent à la quasi-tragédie grecque qui se déroule sous ses yeux.

«Tu vas voir mon amour. Je vais être une bonne maman. Je ne te forcerai pas à porter des chandails bleu pervenche ou des bottes lunaires. Tu pourras boire du Orange Crush avec tes céréales le matin et manger tous tes bonbons d’Halloween le soir même si tu veux. Je ne critiquerai jamais tes amis ou ta blonde à moins qu’elle ne soit pyromane ou psychopathe ou les deux. On va être une famille, une vraie. On va s’aimer envers et contre tous.»

Je sanglote maintenant pitoyablement, le nez enfoui dans le pyjama Petit Bateau. J’entends une toux discrète et lève la tête. Mari Chéri est debout, là, l’air inquiet et amusé à la fois. «Des bottes lunaires? C’est quoi ça?»

Je sèche mes larmes et me lève subitement «Laisse faire. C’est entre mon fils et moi. Aide-moi donc avec le petit et les sacs... J’ai pas juste ça à faire, moi, pleurer comme une Madeleine. J’ai une famille à élever. »

Fin de la tranche de vie : le 21 août 1993, 9h47

11 décembre 2007

Clin d'oeil produits

Noël s'en vient les poussinots, et j'ai une suggestion du tonnerre pour votre famille et amis. Ce site vous aidera à choisir le modèle qui convient à vos besoins. On aurait tendance à penser que ça ne conviendrait qu'aux petits enfants, mais moi je connais une couple de personnes âgées et collègues de travail pour qui ce serait bien utile.

C'est quand même beau la technologie.

7 décembre 2007

Sex and the vieux malcommodes

Voir le blogue de Richard Hetu et un hyperlien vers la bande annonce du nouveau film de Sex and the City. Surtout, surtout, voir les commentaires de plusieurs internautes masculins qui trouvent que la bande annonce est pourrie, que le film a l'air poche et que la série est non seulement nulle, mais représente aussi, et je cite "La cupidité, la vanité, la violence psychologique et l’irrationnalité féminine mise sur un piédestal serti de pierreries."

M'kay. Un sundae avec ça? C'tune bande annonce de 44 secondes avec des édifices de New York et une pitoune en robe de mariée, les gars. On se calme. Si vous voulez vous insurger, parlez des petits Québécois qui ne déjeunent pas le matin les 30 ou 31 du mois car le chèque de BS n'est pas encore rentré, ou du fait que Loft Story 4 et Occupation Double 3 raflent encore des cotes d'écoute de l'enfer. Ça c'est honteux.

Laissez donc les affaires de filles aux filles. Vous n'êtes pas le public cible de la fameuse bande annonce de toute façon.

5 décembre 2007

La revanche des dodus

Yeeeees! Voyez un article dans la Presse sur un sujet qui me tient à coeur: être dodue est moins pire qu'être sédentaire en ce qui a trait au risque de mortalité, du moins pour les 60 ans et plus (ce qui sera mon cas dans, hum, 22 ans et demi environ, mais entécas). Je le savais, mais c'est toujours lefun quand une étude américaine vachement scientifique le dit pour moi.

Out le kashi, in le foie gras. All is right in the world again.

4 décembre 2007

Maternelle

Début de la tranche de vie: le 4 septembre 2007, 9h14

Gentille professeure de maternelle: «Alors là les amis, vous allez sortir le macaron que vous avez colorié à la maison et le mettre autour de votre cou avec votre bout de ficelle bleu ciel pour représenter l'espoir, qui est notre thème pédagogique cette année (tel qu'expliqué en détail dans la communication complète que nous avons diligemment fait parvenir à vos parents au mois de février).»

Macaron? Macaron? Quel macaron? Je fouille désespérément dans l'enveloppe brune pleine de papiers de nature déplaisante comme pour les poux, le genre de collations permises (chou bleu bio avec une touche de salsepareille si, horreur, vos petits sont habitués aux goûts sucrés), et bien sûr, la litanie de règles de vie inspirantes que mon petit loup ne manquera pas d'enfreindre dès sa première demi-heure dans un environnement sans Game Boy. Je trouve enfin un bout de papier chiffonné avec une image de colombe et une vague de soulagement me submerge: une colombe c'est blanc, non? Pas besoin de la colorier. Il ne reste donc que le problème de la ficelle bleue à régler. Pour une minute, je pense à voler la ficelle de son petit voisin (qui est de toute façon en position fœtale en dessous de la table), mais le regard féroce de la mère du petit Ricardo fraîchement débarqué de Colombie me fait vite oublier la triste option.

GPDM: «Nous allons commencer par faire un beau dessin.»

Yééé! Un dessin, ça on est capables. Le petit Simon s'installe avec ses tout nouveaux super Crayola lavables, et commence à tracer la silhouette d'une maison. Ah oui, c'est bon ça une maison. Dernièrement, il trippait plus sur South Park et notre frigo est tapissé de dessins de cadavres de Kennys et de Cartman sans pantalon, bref, une maison, c'est correct. La gentille professeure s'approche de nous. Je lui souris, pleine de fierté et de confiance en mes capacités de mère enveloppante.

GPDM: «Elle est jolie ta maison, Simon. Vas-tu aussi dessiner ton papa et ta maman?»

Simon, qui vient de s'emparer du crayon rouge: «Ben non, la maison les a mangés. Regarde madame, y'a plein de sang partout!» Et Simon de barbouiller une marre de sang écarlate immense autour de la maison carnivore.

GPDM, qui en a manifestement vu d'autres: «Et la maison, est-ce qu'elle mange juste les papas et les mamans, ou aussi des hippopotames, des bicyclettes et des zucchinis? »

Je regarde la GPDM avec admiration. Wow. Elle a réussi à discerner une opportunité d'enseignement dans le dessin débile!

Simon, d'un ton excité : «Oui, oui, elle mange très plein de choses, des pogos aussi. Puis elle pète et fait caca. Ha ha ha ha!» Un tollé de ricanements enfantins accueille la déclaration de Simon, accompagné de regards noirs des autres parents. Maudit. Premier jour d'école, et mon petit chérubin adoré sera déjà pointé du doigt comme une mauvaise influence. Je dois sauver la situation.

«Simon, prends le crayon vermillon et dessine-moi une belle fleur. »

Simon, tout fier: «Oui! Une fleur de pipi avec des pétales de vomi!»

Fin de la tranche de vie: le 4 septembre 2007, 9h21

6 novembre 2007

Retour à la respectabilité

Quelle belle surprise! Je vous écris ce matin de mon bureau au bureau! Oui oui! Les grands gourous de Websense (ou de mon employeur chéri) ont finalement décidé que la Déesse n'était pas, après tout, une pornographe notoire.

Je suis soulagée, mais j'ai aussi un pincement au coeur: c'était quand même lefun de faire un pied de nez à l'autorité, de me considérer comme une artiste eccentrique en marge de l'acceptable!

Mfffft. Je vous prépare un billet juteux cette semaine...À +

P.S. je vous invite à lire la chronique de Claude Piché sur le site de la Presse sur la fiscalité au Québec. Éclairant!

25 octobre 2007

Pour encore mieux mériter la censure

Je vous prépare un billet sur la maternelle qui sera prêt en fin de semaine, mais en attendant voici de quoi vous faire sourire. À+

23 octobre 2007

La Déesse Dodue CENSURÉE!!!!

Ok, pour ceux d'entre vous qui venez encore me visiter, je m'excuse infiniment pour la disette de billets ces derniers mois. Mon nouveau travail exige beaucoup de rédaction, ce qui veut dire que le soir est réservé à d'autres types de créativité, comme le regardage de TV épaisse et le pliage de lavage.

Je voulais me logger cet après-midi au travail pour divertir avec les aventures de Simon à la maternelle, et, horreur, je n'ai pas été capable d'accéder au site. Il semblerait que le chic logiciel Wensense ait catalogué le site de la déesse dodue comme un site de SEXE!!!! Ben oui, dans la même catégorie que Bigboobsass.com et barelylegalhoochies.com!!!!! Wow.

Mais je ne laisserai pas la police de l'Interweb me décourager, non monsieur. Si je dois être censurée, ce sera pour quelque chose... Alors, voici mon message à Websense, tel que dicté avec bonheur par Simon:

Totons, vagin, pénis, vulve, pet sauce et fesses. Ten toé.

(À demain mes poussinots.)

24 septembre 2007

Le bonheur en 7 minutes 17 secondes

Il s'agit de "Absolutely Fabulous - Series 3 - Sex (p3/4)", un petit cadeau de la déesse en ce morne lundi.

(PVI, la partie 4 sur Youtube comprend "l'orgie"... Enjoy!)

12 septembre 2007

Pov fille part II: Lettre à Britney

(Ce billet est le deuxième de la série «LadyW se mêle de ce qui ne la regarde pas et donne des conseils ridicules à de parfaits inconnus».)

J'ai été bien triste de voir qu’en plus du port de cheveux et de bobettes et (on dirait) l’hygiène corporelle de base, tu as maintenant décidé d’abandonner un autre pilier de la vie en société, soit le camouflage de bédaine disgracieuse. Remarque que je ne suis pas surprise, car il est évident que tu es en post-partum sévère et que ta mère est trop occupée à "vouloir ton bien" pour te brasser les tattoos comme du monde. Comme je t'aime bien et qu'entre déesses dodues il faut s'entraider, laisse-moi te dire franchement ce qui cloche et te proposer des solutions. Voici donc "Cinq vérités plates que ton entourage ne partagera jamais avec toi":

1- Après ta noune rasée, ton coco tout lisse et ton combo brassière-utérus-protubérant de dimanche soir dernier, tu penses peut-être que nous mourrons d'envie de découvrir d'autres parties taboues de ta jolie anatomie, comme ton uvule ou tes trompes de Fallope. Eh bien non. Je crois même qu'il est de mon devoir de t'aviser au nom de toutes les mères de la planète qu'on est bien tannées de devoir expliquer à nos maris qu'après deux poupons de neuf livres et demie, un régime draconien d'une demi-heure de Pilates par mois et un amour dévorant des cosmos aux litchis, c'est pas naturel pour une femme de se dandiner en bikini et bottes de cochonnes à la télé. Une petite gêne de ta part serait appréciée, au nom de la solidarité féminine.

2- Ta job, c'est d'être une chanteuse un peu poche qui danse comme une déesse et qui fait rêver ses fans. Tu ne m'as pas fait rêver dimanche soir. En fait, je te dirais même que j'ai profité de ton numéro pour aller ramasser un dégât de Cheerios dans la cuisine. Ceci dit, c'est vrai que je ne suis pas ton public cible et que je te trouve beaucoup plus intéressante depuis que tu es cochonne, ivrogne et droguée. C'est plate de même la célébrité j'imagine.

3- Ton ex est un abruti profiteur et colon qui ne te méritait pas. Tout le monde le sait, mais c'est de plus en plus difficile de t'imaginer en mère attentive et enveloppante quand l'Internet regorge de photos de toi en train de guidouner quasiment toute nue aux quatre coins de la planète. Ma belle, je ne te dis pas d'arrêter de faire la rumba, juste d'être plus discrète. Moi quand je veux faire le party sans que Mari Chéri s'en aperçoive, je m'achète une bouteille de bordeaux sud-africain Thirsty Zebra qui a l'air d'un Tetrapak de jus de raisin que je cache dans ma sacoche et je m'en verse des rasades à mon bureau, dans l'autobus et même en attendant mon rendez-vous chez Pierrette l'esthéticienne. Chic? Pas vraiment. Efficace? Oh yes.

4- C'est ma grand-mère qui disait que l'oisiveté était la mère de tous les vices (mon expérience personnelle me dit que c'est plus ma Mastercard mais en tout cas). Peut-être as-tu besoin d'un hobby? Le tricot? La philatélie? Le jardinage peut-être? Tu sais, un coquet potager avec des fines herbes, quelques plants de tomate et de courges, et tous tes soucis sont oubliés. Et je parie que les paparazzis te crisseraient patience pendant que tu arroses ton jardin, à condition, bien sûr, que tu ne le fasses pas en cache-sexe et margarita à la main.

5- Répètes après moi: tu es belle, fine et intelligente et tu n'as pas besoin de faire la potiche pour te faire aimer. Il arrive un temps dans la vie d'une femme où il faut qu'elle range ses outfits de prostituée juvénile et qu'elle accepte le fait qu'elle est maintenant une mère de famille et une citoyenne responsable. C'est dur je le sais, et j'avoue que certains matins Mari Chéri doit me rappeler à l'ordre quand je m'habille pour aller travailler, mais en bout de ligne, c'est mieux pour tout le monde: dans vingt-cinq ans, veux-tu ressembler à Catherine Deneuve ou à Donnatella Versace? Voilà. CQFD.

Enfin, un petit mot d'encouragement pour conclure. La route de la respectabilité est remplie d'embûches et la déesse dodue en est consciente. Encore récemment, je me suis fait prendre la main dans le sac par la serveuse du St-Hubert à me bourrer les poches de petits bonbons fourrés au chocolat. Est-ce que j'étais gênée? Un peu. Est-ce Mari Chéri et AdoW ont fait semblant de ne pas me connaître et sont allés m'attendre dans l'auto? Oui. Mais est-ce que ça m'a fait du bien de faire un pied-de-nez au simpliste système d'un bonbon fourré par client? Tout à fait. Parce que tu sais Britney, c'est l'acceptation complète de ce qu'on est qui compte, pas le bonbon.

29 août 2007

Pov fille

La bonne nouvelle, c'est qu'on a tous réussi à détecter le ridicule de sa réponse au lieu d'admirer ses beaux cheveux blonds et les brillants dans sa robe.

La mauvaise nouvelle, c'est qu'on vient donner à Miss Teen South Caroline la chance de sévir dans les médias pour pas mal plus longtemps que le 15 minutes auxquels elle aurait normalement droit à cause de ses beaux cheveux blonds et les brillants dans sa robe. Entécas.